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Or il est important de connaître l’impact d’un régime sans gluten, sur le bébé pendant la grossesse, mais aussi sur la fertilité.

Régime sans gluten : que manger ?

Selon la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE), il y aurait 700 000 personnes atteintes de la maladie cœliaque, également appelée intolérance au gluten, en France. Cette maladie chronique de l’intestin grêle, d’origine immunologique, nécessite l’éviction du gluten à vie de l’alimentation Cela suppose donc de retirer de son alimentation tous les produits alimentaires contenant des farines (seigle, blé, orge), y compris si ces farines ne sont présentes qu’à l’état de traces. Un régime sans gluten nécessite donc une grande vigilance au niveau de la lecture des étiquettes collées sur les produits.Un médecin nutritionniste peut aider la personne à composer ses menus. Voici les aliments autorisés :

  • Les fruits, légumes et corps gras (huile, beurre, crème fraîche) : les fruits et légumes peuvent être frais, en conserve, surgelés ou nature.
  • Le lait et les produits laitiers : lait de vache, de chèvre, de brebis.
  • Les produits dérivés du lait : yaourts, fromage blanc, fromage. Sont exclus les desserts lactés à base de céréales (muesli par exemple) et les fromages panés.
  • Les viandes : sauf les viandes panées, en croûtes, et les quenelles.
  • Les charcuteries : à condition qu’elles ne soient ni panées ni en croûtes.
  • Les produits de la mer : sauf les poissons panés, les quenelles et les bouchées, tartes, quiches ou crêpes aux fruits de mer.
  • Les œufs
  • La farine, le pain, les biscottes, les biscuits, les pâtes, à condition qu’ils soient sans gluten

Gluten et bébé : quels sont les avantages d’un régime sans gluten ?

Quand le régime alimentaire de la femme enceinte est un régime sans gluten, il est bon de s’interroger sur les conséquences de l’absence de gluten pour le bébé. Devoir suivre un régime quand on est enceinte, et tout particulièrement dans le cas d’un régime sans gluten, ne s’avère pas du tout problématique pour le bébé. En effet, les avantages pour le bébé d’une grossesse sans gluten sont :

  • Un moindre risque de développer un diabète de type 1 : des études danoises ont en effet montré qu’une consommation importante de gluten par les femmes au cours de leur grossesse augmenterait les risques de voir le bébé développer un diabète de type 1.
  • Une meilleure lutte contre les carences pour le bébé : l’alimentation sans gluten de la femme atteinte de maladie cœliaque lui permet d’éviter l’inflammation de la muqueuse intestinale (inflammation des villosités) et donc une moindre absorption des nutriments. Lorsque le régime sans gluten n’est pas respecté, engendre une anémie chez la future maman, en raison des carences en fer mais aussi en vitamine B9 ; ainsi que d’autres carences, notamment en calcium, en vitamines A, D, E, K. Et ces carences vont se répercuter sur le fœtus. Adopter un régime sans gluten pendant la grossesse pour les personnes atteintes de maladie cœliaque permet donc à la fois de protéger la maman et l’enfant à naître de carences et de complications.

Régime sans gluten et fertilité

Beaucoup de femmes s’interrogent sur l’impact d’un régime sans gluten pour tomber enceinte, autrement dit sur l’influence potentielle d’une exclusion du gluten sur la fertilité. Cela concerne particulièrement les femmes atteintes de la maladie cœliaque. Il semblerait que le régime sans gluten ne réduise pas les chances de tomber enceinte. C’est-à-dire que l’absence de gluten n’impacte pas la fertilité de la femme. Cependant, les femmes qui ont été diagnostiquées intolérantes au gluten doivent suivre leur régime sans gluten de façon stricte. Tout écart, c’est-à-dire toute introduction de gluten dans l’alimentation peut accroître les risques d’infertilité, semblent montrer les études scientifiques de l’université de Chicago, notamment.

Une autre interrogation concerne la probabilité de mener une grossesse à terme. étude récente, réalisée par les chercheurs de l’hôpital de Philadelphie aux États-Unis sur près de 1 000 femmes, semble montrer que les personnes atteintes de maladie cœliaque présentent plus de difficultés à mener leur grossesse à terme que les autres. En effet, parmi les participantes de l’étude, les femmes atteintes de maladie cœliaque sont plus susceptibles de faire une fausse couche que les femmes qui ne sont pas atteintes de cette maladie (50% de cas de fausses couches chez les patients cœliaques contre 40% chez les non cœliaques). De même, le risque d’accouchement prématuré est plus important chez les participantes atteintes de maladie cœliaque (23 % de cas d’accouchement prématuré) par rapport aux autres femmes non cœliaques (15 %).