Que faut-il faire pour réussir une rentrée sans gluten ?

 

1- Mettre en place un Projet d’Accueil Personnalisé (PAI)

2- Informer et responsabiliser les professeurs et le personnel de l’école

3- Rassurer, responsabiliser son enfant et le rendre autonome

4- Communiquer les contraintes à l’entourage de l’enfant

5- Élaborer des repas sans gluten aussi appétissants et délicieux que ceux des camarades

1- Mettre en place un Projet d’Accueil Personnalisé (PAI)

Lorsque votre enfant est diagnostiqué intolérant ou cœliaque (voir notre article sur la maladie cœliaque pour connaître les symptômes et  comment se faire diagnostiquer), il est possible de mettre en place un Projet d’Accueil Personnalisé (PAI). Qu’est-ce qu’un PAI ?

 

Dans sa mission d'accueillir le plus grand nombre d’élèves, l’Education Nationale a créé un dispositif appelé Projet d’Accueil Personnalisé (PAI). Il s’agit de prendre en compte les enfants ayant des troubles de santé comme les intolérances alimentaires. C’est un dispositif dont l’objectif est de rendre la scolarité des enfants la plus normale possible. En quoi cela consiste t-il ?

 

Le Projet d’Accueil Personnalisé est un document écrit et peut comporter deux parties :

  • il précise les traitements et/ou le régime alimentaire ainsi que les aménagements préconisés 

  • il détaille le protocole d’urgence (hospitalisation, médication…)

 

Une des dispositions résultant du PAI est l’élaboration de repas sans gluten. Cependant, bien que les établissements se doivent d’accueillir les enfants à l’école, ils n’ont aucune obligation d’adapter les repas aux enfants souffrant d’intolérance alimentaire. En effet, la cantine fait partie d’un service rendu aux familles et non d’un impératif. La plupart du temps, si l’établissement ne peut satisfaire cette demande, les raisons sont d’ordre structurels : peu de personnels scolaires, absence de cantine, pas de budget suffisant...

 

Parce qu’il traite de santé, le PAI est élaboré avec la direction de l’école, le corps médical de l’établissement (médecin, infirmier) ou la PMI (Protection Maternelle et Infantile), en concertation avec les familles.

 

Pour en bénéficier, il faut prendre contact avec le chef d’établissement de votre enfant. La mise en place d’un PAI est toujours à l’initiative des familles, aussi il faut connaître l’existence de ce dispositif pour en faire la demande.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter un article dédié au PAI ou la page concernant la santé de élèves sur le site officiel du Ministère de l’Education. 


Pour vous aider à rédiger un PAI, vous pouvez vous baser sur celui-ci, assez complet car il comprend un protocole. Mais il faut l’adapter à la France et à l’intolérance au blé car il s’agit d’un PAI luxembourgeois pour une autre allergie alimentaire.

2- Informer et responsabiliser les professeurs et le personnel de l’école

Une fois le PAI rédigé et signé par tous, le travail n’est pas terminé. La maladie cœliaque, bien que de plus en plus médiatisée, souffre toujours de clichés et d’une méconnaissance de la gravité d’une ingestion de gluten.

 

Il faut donc faire un travail de pédagogie et de sensibilisation de la maladie auprès des professeurs, du personnel de l’établissement (notamment le personnel de la cantine) et même du corps médical.

 

Le travail de pédagogie peut consister à rappeler que la maladie cœliaque est une maladie (une vraie et non une mode !) et qu’elle est attestée par un diagnostic médical. 

 

Il est aussi utile d’insister sur les contaminations croisées qui sont difficilement appréhendées par un public non averti. Les contaminations croisées peuvent résulter d’une grille de cuisson de viandes en contact avec du pain grillé, d’ustensiles de cuisine (passoire par exemple) utilisés pour 

 

Il ne faut pas non plus oublier de préciser que le gluten peut se loger dans des aliments ou endroits insoupçonnables comme la sauce soja, la chapelure ou la pâte à modeler !

3- Rassurer, responsabiliser son enfant et le rendre autonome

Les enfants, surtout en bas âge, n’ont pas toujours conscience de leur maladie et des conséquences de leur intolérance alimentaire. Cependant il ne faut pas les alarmer et leur faire ressentir qu’ils sont différents des autres enfants.

 

Ainsi, il faut les informer sur ce qu’ils peuvent manger et ne pas manger, ce qu’ils peuvent toucher ou pas, ce qu’ils ne doivent pas porter à la bouche etc… Si jamais c’est le cas, ne pas leur promettre la fin du monde !

Tout le monde fait des erreurs, même les adultes, mais contrairement à d’autres erreurs, ce sont eux qui vont subir les conséquences directement.

 

Néanmoins, ils doivent être responsabilisés : une observation rigoureuse du régime sans gluten leur bénéficie avant tout et que ce sont les seuls à payer leurs écarts ou les erreurs commises. 

 

Cette sensibilisation va les rendre responsables et autonomes dans leurs décisions. Il est en effet recommandé que les enfants ne dépendent d’adultes pour savoir ce qu’ils peuvent manger ou pas. 

 

4- Communiquer les contraintes à l’entourage de l’enfant

Un enfant, surtout très jeune, aura du mal à expliquer sa maladie. Par ailleurs, le discours peut être difficile à comprendre par ses jeunes camarades. 

 

Aussi, facilitez-lui la vie en invitant ses amis d’école (et leurs parents) pour expliquer la maladie cœliaque, tout en la dédramatisant. Les enfants peuvent comprendre pourquoi votre enfant ne peut pas consommer les mêmes gâteaux et qu’il est déconseillé pour sa santé de le tenter avec les produits contenant du gluten. Des mots simples et un discours approprié (inutile de faire un traité de la maladie) devraient suffire.

5- Élaborer des repas sans gluten aussi appétissants et délicieux que ceux des camarades

Lorsqu'il n’est pas possible pour l’établissement de cuisiner des repas sans gluten pour votre enfant, il faut envisager de lui préparer des paniers-repas qu’il emportera à l’école. 

Dans ce cas, demandez les menus de la cantine un mois à l’avance pour vous synchroniser. Ainsi, vous pourrez vous organiser pour proposer le même menu à votre enfant mais sans gluten ! Il aura l’agréable impression de manger comme ses camarades et ne se sentira pas différent.

 

Pensez à ne pas briser la chaîne du froid en achetant une glacière ou un sac isotherme. Votre enfant pourra entreposer son repas au réfrigérateur si l’école en est pourvue (c’est le cas généralement) et le faire réchauffer au moment du déjeuner. 

 

N’oubliez pas de prévoir également un goûter ! La marque Schär dispose d’une gamme étendue de biscuits sucrés et de délices au chocolat. Vous pouvez varier les plaisirs et ainsi faire son bonheur. Si vous préférez la fabrication maison et que vous avez le temps, vous pouvez lui faire un délicieux gâteau sans gluten et lui glisser une part dans son panier, chaque jour jusqu'à épuisement ! Plus de 80 recettes de gâteau sans gluten vous attendent sur le site !