Lorsqu’une personne allergique au blé consomme du gluten de blé, cela peut déclencher différents types de symptômes :
- crampes abdominales, diarrhée fulgurante, vomissements, nausées, ballonnements ;
- crise d’étouffements, asthme et asthme du boulanger
- irritation et démangeaisons au niveau du nez, de la bouche, de la gorge et des yeux
- gonflement du visage
- eczéma atopique et urticaire
Dans les cas les plus sévères d’allergie, la consommation de blépeut aller jusqu’à provoquer un choc anaphylactique. Il s’agit d’une urgence vitale qui nécessite une injection d’adrénaline par voie intramusculaire et une surveillance médicale rapprochée. Les parents d’enfants qui présentent une allergie au blé doivent obligatoirement le signaler à leur établissement scolaire. Un PAI (projet d’accueil individualisé) sera alors immédiatement mis en place pour éviter que l’enfant n’ingère du gluten par mégarde. Si l’allergie venait à se produire, le personnel de l’établissement est formé pour reconnaître les symptômes et agir de façon adéquate.
Pour détecter une allergie alimentaire quelle qu’elle soit, il faut prêter attention aux symptômes cutanés qui sont les plus visibles. Dans le cas d’une allergie au blé, cela se manifeste généralement sous la forme de plaques rouges et de vives démangeaisons. Ces plaques colonisent la gorge, ainsi que les contours du nez et de la bouche.
La maladie cœliaque peut également provoquer des symptômes cutanés chez le patient telle qu’une dermatite herpétiforme. Ses éruptions cutanées se développent de façon symétrique sur le corps. Elles se localisent généralement au niveau des coudes, des genoux, du haut du dos, des fesses ou de la nuque. Dans les cas les plus sévères, elles peuvent toutefois coloniser l’ensemble du corps. Il s’agit de bulles et de boutons rouges, regroupés en bouquet, qui démangent fortement. Ces cloques n’apparaissent pas en lien avec la consommation ponctuelle de gluten, mais s’installent progressivement. Elles ne disparaissent donc pas spontanément une fois que le gluten a disparu du système digestif, contrairement aux manifestations cutanées de l’allergie.
La dermatite herpétiforme est diagnostiquée grâce à une biopsie cutanée et à la recherche de biomarqueurs sérologiques. Un traitement médicamenteux est alors mis en place, ainsi qu’un régime sans gluten très strict.