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Maladie cœliaque - quelles sont les causes ?

La maladie cœliaque, ou intolérance au gluten, est une pathologie intestinale chronique. Elle se traduit par une inflammation de la muqueuse de l’intestin grêle, au niveau des villosités, quand il y a ingestion de gluten, et plus précisément, en présence de la protéine du gluten, appelée gliadine. En effet, le risque d’une ingestion de gluten est un emballement du système immunitaire, qui produit alors des auto-anticorps de façon anormale, lesquels vont entraîner une inflammation de la paroi intestinale et des lésions de cette dernière. C’est pourquoi on parle de maladie auto-immune : le système immunitaire se dérègle et s’attaque aux constituants normaux de l’organisme, et non à des agents étrangers. Les causes de cette pathologie ne sont toutefois pas clairement identifiées. Parmi les causes connues, il y a une prédisposition génétique. Les scientifiques ont isolé deux gènes (HLA-DQ2 et HLA-DQ8) présents dans 95 % des cas de maladie cœliaque. Mais avoir ces gènes n’entraîne pas systématiquement le développement de cette pathologie. Un facteur héréditaire a aussi été mis en évidence : si un membre de la famille directe (parents, frère, sœur, enfant) est atteint de la maladie cœliaque, alors la personne présente 10 % de risque supplémentaire d’être elle-même atteinte de cette pathologie, et même 80 % de risque supplémentaire s’il s’agit de son jumeau. Enfin, d’autres facteurs de risques ont été mis en avant, comme le fait d’être atteint d’une autre maladie auto-immune (comme un diabète de type 1), ou encore d’une anomalie chromosomique comme la trisomie 21. Cette intolérance au gluten peut se manifester à tout âge. L’intolérance au gluten peut se manifester à 50 ans, comme chez le nourrisson.

Comment diagnostiquer une intolérance au gluten ?

Aujourd’hui, l’âge moyen du diagnostic de la maladie cœliaque se situe entre 40 et 45 ans. Quand le patient avance en âge, les signes cliniques se modifient. Beaucoup de patients n’étant diagnostiqués qu‘à l'âge adulte, ils présentent alors une maladie cœliaque symptomatique qui s’accompagnent de symptômes extra-intestinaux.

Pour poser son diagnostic d’intolérance au gluten, le médecin se base sur l’existence ou non des symptômes chez les adultes d’une intolérance au gluten. Ces derniers sont des diarrhées chroniques, des douleurs abdominales, des flatulences, un amaigrissement, une fatigue, de l’anémie, voire des aphtes fréquents. Si les symptômes observés laissent suspecter une intolérance au gluten, alors le médecin prescrit une prise de sang afin de rechercher la présence d’anticorps anit-transglutaminases. Si le résultat est positif, le médecin oriente le patient vers un gastro-entérologue, qui lui prescrira une biopsie de l’intestin grêle pour confirmer le diagnostic. Lors de la biopsie, le spécialiste procède par endoscopie digestive. Les 4 à 6 échantillons prélevés doivent révéler une atrophie des villosités (saillies filiformes qui tapissent les parois de l’intestin grêle).

Enfin, un typage génétique HLA pour détecter la présence des gènes HLA DQ2 et HLA DQ8 impliqués dans l’intolérance au gluten, peut également être envisagé dans certains cas.

Intolérance au gluten – Les personnes à risque

L’intolérance au gluten peut toucher tout le monde, femme comme homme, enfant comme adulte, et peut être diagnostiquée à tout âge (y compris après 50 ans) Les personnes les plus à risque sont celles dont un membre de la famille au premier degré souffre d’une intolérance au gluten (père, mère, sœur, frère, fils, fille). Mais aussi les personnes atteintes d’une maladie auto-immune comme un diabète insulino-dépendant (c’est-à-dire un diabète de type 1), une dermatite herpétiforme, un vitiligo (maladie de l’épiderme qui se traduit par une dépigmentation de la peau), une insuffisance hépatique ou une maladie thyroïdienne. Sont aussi davantage exposées à une intolérance au gluten les personnes porteuses d’une anomalie chromosomique.

Manger sans gluten – des solutions pour son régime

Lorsqu’une personne est diagnostiquée cœliaque, alors il lui faut exclure totalement le gluten de son alimentation. Adopter un régime sans gluten permet en effet de soulager les symptômes de la maladie cœliaque, de cicatriser au niveau de la muqueuse intestinale, et de diminuer les risques de complications. En l’absence de régime sans gluten, la maladie cœliaque présente des risques de complications plus ou moins graves, comme une anémie, un cancer du tube digestif, un cancer du foie, un cancer de l’intestin, une ostéoporose, ou le développement d’autres maladies auto-immunes. Pour passer au régime sans gluten, il est primordial de bien lire les étiquettes sur les produits. Il faut ainsi écarter tous les produits qui contiennent des farines de blé, de seigle, d’avoine et d’orge, même à l’état de traces. Sont autorisés les produits laitiers et leurs dérivés (yaourt, fromage blanc, fromage) hors fromages panés et yaourts aux céréales, les viandes et poissons (sauf s’ils sont panés, en tourte ou en quenelles), les fruits et légumes, les œufs, les corps gras (huile, beurre, crème fraîche), la charcuterie (sauf en quiche, en tarte, en croûte, en friand, en bouchée à la reine ou panée), les pommes de terre et légumineuses, certaines céréales (millet, sarrasin). Le respect du régime sans gluten est crucial.